SOUS LES ETOILES DU MONDE
                                                  ou les voyages de Françoise et Jacky sur la planète bleue

  

 
                                               Dans le sous-bois   

En cours d’après-midi, nous empruntons le sentier pédestre en direction de resto panoramique quand, au détour d’un pré, une sorte de croassement nous interpelle…
… grenouille ???
… bizarre, ça provient d’un arbre…
… ???
…on fouille du regard tout en prenant les précautions d’usage malgré qu’au dire d’Hermann (le suisse) il n’y a pas de serpents chez lui du fait qu’il fauche ses prés…
… ce sera parmi les plus fabuleuses découvertes de ces temps derniers pourtant déjà riches. En fait, dans les hautes branches, s’ébattent plusieurs superbes toucans. Plumages multicolores et becs emblématiques tout aussi colorés. Notre cœur en bat la chamade durant plusieurs minutes en réalisant vraiment ce qu’il nous est permis d’observer aujourd’hui dans la nature. Nous sommes conscients du privilège ainsi obtenu le long d’un sentier anodin ce jour de février 2013. Il va sans dire que zoom et boitier sont mis en batteries afin d’immortaliser cette découverte. J’arrête ici les superlatifs et laisse ainsi la parole aux images…
 



 Les sublimes toucans   
 
Nous aurons aussi l’occasion ici d’observer nombre d’espèces rares au hasard de nos quelques modestes ballades dans le secteur. Entre autre, plusieurs tangaras à croupion rouge, des dacnis bleus des gallinacés divers, des colombes rousses, des tyrans jaunes,  des cormorans peu communs ainsi que quelques furtifs colibris avec  en prime, une deuxième catégorie de toucan. Je reste persuadé que cette escale restera l’une de celle qui demeureront à tout jamais nichée au fin fond de nos mémoires jusqu’au dernier soir de notre vie.
                C’était sans connaître la suite de ce que nous réservait notre long séjour au Costa Rica. 
 

 
                                 Autres toucans, tangara, tyran et autre
 
                Deux jours plus tard, nous prendrons congé de nos adorables hôtes et poursuivrons la route d’altitude vers Fortuna, ville dynamique et animée proche du volcan Arenal. Encore en forêt tropicale humide, nous repérons quelques coatis discrets dans la canopée. Difficile d’en tirer une photo satisfaisante. Ce seront dix minutes plus tard, stoppés près d’un torrent qu’une surprise nous attend. Sortis de la jungle, une troupe d’une vingtaine de coatis débarquent pour traverser la route. Pas farouches, une voiture s’arrête, distribue quelques chips et c’est la ruée générale sur cette nourriture facile. Ils vont se chamailler sans cesse pour venir manger dans la main de chacun.

 
  
  les coatis sur la route d’Arenal

  
                                            Toujours sur la route
Arrivés un dimanche après-midi à Fortuna, une fête hippique bat son plein. Epreuves principales du concours achevées, ce seront une centaine de cavaliers et cavalières en tenues d’apparat qui défilent dans les rues de la ville. Plusieurs kiosques de musiciens et chanteurs sont présents. Les chevaux stoppent  devant chaque stand et dansent avec grâce quelques instants avant de poursuivre. 
 

 

 
                                          Belle fête hippique  à Fortuna 

                Bonne journée de route inverse aujourd’hui. Nous avons rendez-vous sur la côte Pacifique avec nos copains  bisontins à Playa Hermosa. Orlane attend la venue de ses parents pour un séjour de trois semaines en leur compagnie. Entrée épique au camping « El Congo ». Largeur limite, rue étroite, Portail en angle droit et arbres bas. Le cocktail parfait. Le patron grimpe sur sa grille avec sa scie, découpe tout ce qui gêne, un voyageur polonais en «  sac çà dos » est monté sur le toit pour dégager les plus hautes branches et centimètres par centimètres Franky se faufile sans dommage.

  
                                    Entrée délicate à Playa Hermosa
 Le soir, grande table sous les frondaisons sans trop s’attarder, les parents d’Orlane ont vingt-quatre heures de voyage dans les jambes assorties d’un décalage de sept heures. Au petit matin, les singes hurleurs viendront jouer les troublions parmi les chants d’oiseaux multicolores.
 
 


                                    Au camping de playa hermosa 
 
Quarante-huit heures plus tard, nous les laisserons en famille pour nous diriger vers le parc national Carara sur la côte pacifique. L’endroit est cité comme un sanctuaire des aras rouges, ces magnifiques grands perroquets qui sont si souvent l’attraction des zoos du monde entier. Observer ces oiseaux en pleine nature nous excite au plus haut niveau. Nuit paisible sur la plage voisine de Tarcoles, dès huit heures, accompagnés d’un guide assermenté, nous débutons nos recherches. Dans un premier temps, il faut nous contenter de quelques volatils mineurs. Perspicace, Maurice nous montre des chauves-souris assez curieuses agrippées aux arbres ou encore sous les grandes palmes. Au pied d’une souche, rencontre inattendue avec une grenouille vénéneuse à la robe noire curieusement surlignée de vert émeraude fluorescent. Elle s’enfuie rapidement sous le tapis de feuilles.

  
                                       Grenouille vénéneuse et grand pic

 
                                              Singes capucins