SOUS LES ETOILES DU MONDE
                                                  ou les voyages de Françoise et Jacky sur la planète bleue


   

    
                          Les cimes enneigées des montagnes du Colorado
 







Quelques emplettes le lendemain dans cette jolie ville de Cortez et cette fois, route plein Est. Rejoindre la Louisiane via Memphis va nous conduire sur quelques milliers de kilomètres vers le Colorado, le Nouveau Mexique, le Texas, l’Oklahoma, l’Arkansas, le Tennessee et le Mississippi. Afin d’agrémenter l’itinéraire, au début, il nous est permis d’emprunter à nouveau quelques tronçons de la fameuse Route 66.
Mythe et réalité s’entremêlent ici plus qu’ailleurs.
Quelques modestes bourgs tentent de s’accrocher à la fois au souvenir glorieux d’un temps révolu et à un rare tourisme trop éparse dans ces régions de grandes plaines. Il en résulte mélancolie, abandon et espoir perdu.
Ainsi, lors d’une escale de midi, devant les restes d’une station service décharnée rongée par la rouille et les ronces, se font face un beau panneau « historique Route 66 » et, endormi là, entre poussière et grandes herbes sèches un vieux réveil matin années 60. Verre brisé, les aiguilles semblent m’indiquer l’heure de la mise en service de « l’inter state 40 », l’autoroute qui double aujourd’hui la vielle emblème.
                                                      
                     
        
            Ici, sur la 66…                                        …il n’y a plus d’heures qui passent 
   
Trop étroite et dangereuse pour la circulation moderne, depuis plusieurs décennies, le flux Est Ouest du continent sur l’I 40 a vite oublié sa vénérable voisine.

 
                                   … même le vent oublie de souffler…    
  
Entêté à vouloir en revivre encore un peu, nous trouverons parfois sur le vieux bitume, ronces, boue desséchée ou encore plus d’herbes vertes évadées des pâturages voisins que d’asphalte ! Préservée tout de même par les autorités, un passage, disons un couloir en béton sous l’autoroute nous mettra le doute…
…chemin de champ ou authentique Route 66 ?...
…les centaines d’hirondelles ont fait leur choix…
… Un écusson peint confirme.
   
                  Quand l’aînée courbe l’échine sous la jeune et trépidante autoroute… 
    
Il nous sera donné de faire une ou deux escales tranquilles dans ces villes moyennes moribondes où si quelques quartiers résidentiels rassurent, las, les artères du centres ont perdu la force de survivre. Les portes et les volets sont clos, les vitrines sales aux néons froids ne répondent plus aux faméliques enseignes grinçantes. Animée par des vents d’ailleurs, seule, une boite de coca cabossée franchi le feu tricolore du « point central ».
              
                                 Même la banque (à droite) a baissé le rideau…  
   
                                           Sans parole    
 Manque coktail de 66 images.
                                           Patchwork « 66 »
Jusqu’à Oklahoma City, l’alternance nous est offerte. Ensuite, la « 66 », montant vers Chicago, nous l’abandonnons à sa solitude juste après en avoir visité son musée où une vidéo en retrace bien l’épopée.

   

  
                              Souvenir… souvenir… au musée d’Oklahoma City   

Quelques réserves indiennes vont ponctuer encore la route, notamment celle des Cheyennes, puis, l’état de l’Oklahoma traversé, une immense structure métallique apparait sur l’horizon…
…le pont du Mississippi…
…limitrophe de l’Oklahoma, entrés au Tennessee, nous sommes à Memphis…
…anniversaire de l’équipière, il était important d’arriver en un lieu hors du commun pour l’événement.
          
                
             
   
       Sur les rives du Mississippi                                                       A Memphis

Creuset du mélange des genres, blues, jazz et rock, Memphis cultive avant tout la légende d’Elwis Presley. Bien installés au camping verdoyant, mitoyen de la propriété de l’artiste, nous avons tout loisir de passer l’après midi à la visite de l’endroit. Parfaitement entretenue, gestion sans faille du patrimoine et organisation toute américaine, nous y accordons un vif intérêt grâce à la mise à disposition d’audiophones en français. Il va sans dire que rien ne manquait dans cette somptueuse demeure. Nous en retiendrons quelques éléments hors du commun comme la salle des disques d’or, platine et autres, le haras en arrière, la collection d’automobiles avec entre autres deux Roye Rolls, une Ferrari, deux coupés Stutz construits à l’unité et nombre de Cadillac, Mercedes et j’en passe. Le comble s’atteint par la visite du jet privé voisin d’un avion de ligne d’une cinquantaine de places transformé en palace volant. Simples détails pour exemple, lavabos, robinetterie et boucles de ceintures de sécurité sont en or massif !
       
                                                                                   Chez Elwis    
    

    
                                     Juste un aperçu de la collection…  
    

    
                          Avion de ligne et jet privé.                             Lavabos en or
         
Parc boisé, camping, hôtels voisins, centre commercial voué exclusivement aux souvenir, tout semble appartenir au consortium successoral de la fille du chanteur. Ainsi, nous adressant à l’hôtel, une navette est disponible toutes les heures afin d’aller passer sa soirée en ville. Pas musiciens pour la moitié d’un sous, nous passerons néanmoins un bon moment dans un restaurant de spécialités cajun accompagné d’un petit orchestre de blues bien dans l’air du temps. Dehors, ambiance un peu « destroy » avec la présence de prés de deux cent Harley-Davidson. Mécaniques aux chromes rutilants, alignées de part et d’autre de la rue comme chaque soir fermée à la circulation. Les équipages, hétéroclites et nostalgiques, mi routard-mi hippies aisés, ponctuent l’ambiance entre les groupes de musiciens  diffusant leur dose de décibels sans compter.
Notre camping étant équipé d’une bonne connexion Wi fi, nous y prolongeons notre séjour de vingt quatre heures. Mis à jour du site et du courrier courant, menus travaux d’entretien sur Franky vont nous occuper.
 
                  
                                                         Bon anniversaire à Memphis
 
  

       
   
                                                             Le délire de Memphis

 
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