SOUS LES ETOILES DU MONDE
                                                  ou les voyages de Françoise et Jacky sur la planète bleue
 
 



 
 
 


 
 

 



                         
 


 


 



 

Fête des morts à Cusco  
 
Le summum viendra auprès de quelques tombes de descendants d’incas aisés semble-t-il où des orchestres jouent quelques morceaux singuliers invitant quelques couples à danser joyeusement

   

 

 

 
 
 
 


Au marché de Chinchero   (6)
Quatorze heures, on s’enquête d’un taxi ou collectivo pour rejoindre les salines. Les derniers kilomètres n’étant guères praticables avec de très gros véhicules paraît-il. Au final, ce seront mi piste mi goudron dans le camping-car de nos compatriotes français retrouvés sur place qui nous conduiront sur le site. Endroit étonnant que ces milliers de petits bassins à flanc de montagne. Alimentés par une source chaude saturée en sel, pierre par pierre,  les autochtones ont façonné ainsi durant les siècles des hectares sur  ce versant pentu. Observé dans un reportage TV, nous sommes ravis de fouler ce curieux endroit. Au retour, nos amis nous déposent à une croisée de chemin, un taxi local nous rapatrie à la « maison ». Nuit tranquille sur place, le planton de la gendarmerie voisine monte la garde.



 

Curieuses salines à flan de montagne

                Au petit matin…
…conseil…
…à l’ordre du jour, quelle direction prendre ?...
… itinéraire classique vers le sud, canyon de Colca et Titicaca ou tenter cette route plein Est  à travers la Cordillère vers Puerto Maldonado, porte du  bassin Amazonien ?
Puerto Maldonado, est situé au confluent de deux des principales rivières amazoniennes, le Madre de Dios et le Tambopata. Ici, nombre de chercheur d’or espèrent faire fortune mais ce qui nous attire comme à d’habitude, c’est l’immense parc national du Tambopata et ses milliers de kilomètres carrés de jungle riche en faune et flore variées 
Concernant ces cinq cent kilomètres de cette route de montagne, le Routard de 2005 / 2006 aborde le sujet ainsi :
Pour ceux qui veulent revivre le film « Le salaire de la peur », y aller en camion…    
… Seuls camions citernes et transport de grumes utilisaient cette piste taillée dans la roche, aucune ligne de bus possible. Ceux qui voulaient tenter l’aventure n’avaient d’autre choix que le bon vouloir des chauffeurs. Sinon, seule une petite ligne aérienne permet de gagner ces lieux isolés. En fait, plusieurs sources de renseignements prisent chez les locaux précisent que la piste aurait été entièrement refaite et asphaltée en totalité. Confiants, dans un premier temps, nous parcourons la « Vallée Sacrée » parsemée de multiples vestiges incas puis partons à l’assaut de la grande barrière Est de la Cordillère des Andes. Court intermède pour acheter notre première bombonne de gaz. Jusqu’ici, nous remplissions nos réservoirs fixes aux stations propane, GPL, dépôts ou autres usines à gaz. Devenus rares et difficiles à localiser, aujourd’hui, il devrait être plus simple de transvaser des bombonnes locales. Préparé et étudié de longue date ; vu d’Europe, le concept peut surprendre, mais ici, la pratique est courante chez les globes trotteurs de passage. Toutefois, pour une première, on se garde bien de tenter l’expérience en pleine ville. Au final, tout se passera sans explosion notoire.
Passé quelques heures de route, un panneau indicateur confirme Puerto Maldonado à quatre cent soixante-treize kilomètres assorti de villes diverses mais aussi, Sao-Paulo à quatre mille huit cent cinquante kilomètres ! Carte en main, il s’agit bien de la mégapole brésilienne sur la côte Atlantique. Le Brésil ayant ouvert une grande route à travers son territoire, le Pérou aurait été vivement sollicité à faire de même afin de finaliser cet axe intercontinental nommé aujourd’hui « transocéanica ». Le Pacifique sud se trouve ainsi relié à l’Atlantique via le sud du bassin Amazonien. C’est ainsi que la piste du salaire de la peur fit place à cette nationale parfaite pour notre Franky. Malgré l’absence de circulation, la moyenne va rester plus que modeste, épingles à cheveux par centaines, cols jusqu’à quatre mille huit cents mètres, descentes rapides négociées en seconde, parfois en première, mais quel spectacle où les panoramas se succèdent sous nos yeux à cent quatre-vingt degrés. Proche de l’Equateur, les autochtones restent agrippés à leurs arpents de terre jusqu'à passés quatre mille cinq cent mètres, des pâtures demeurent, lamas et alpagas par centaines broutent en toute liberté. Eloignés de tout, visages burinés, vie en autarcie, rien ici ne semble n’avoir changé depuis le XVIIIème siècle…
…si, tout de même…
… chaque moindre hameau, dispose d’une petite école croquignolette. Les enfants parcourent parfois des sentiers de plusieurs kilomètres pour s’y rendre. Si les hommes s’acharnent à cultiver quelques pommes de terre et autres petits carrés de céréales, les femmes gardent les troupeaux en tenues traditionnelles aux divers chapeaux remarquables. Autre anachronisme, nous observons parfois parmi les toitures de chaumes ou tôles ondulées pour les moins démunis, quelques paraboles TV aux cotés de modestes panneaux solaires !
 

A chaque région son chapeau

 

 Autarcie  en haute altitude 
        
            Elevage d’Alpagas et lamas
Au terme de près de dix heures de route, Il nous tarde de trouver un bivouac pour la nuit. Bien redescendu d’altitude, nous suivons la vallée du Rio Inambari. Premier contact avec le bassin amazonien, en effet, à plusieurs milliers de kilomètres, son cours se jettera dans le Rio Madre de Dios pour finir par grossir l’Amazone. Pour l’heure, les quelques villages traversés ne nous inspirent guère. Immondices, eaux boueuses stagnantes, baraquements de vieilles planches crasseuses pour les mieux lotis, seulement des bâches à demi déchirées pour beaucoup, fatras indescriptible de pseudo marchands de tout et de rien, c’est le Far-West amazonien des chercheurs d’or…
…y passer pour découvrir cette facette du monde, admettons…
…y dormir ???...
…faut voir ???...


Dans le Far West  des chercheurs d’or amazoniens

… Bientôt fin d’après-midi, pas vraiment le choix, en sortie de Santa-Rosa, une station-service à camion nous autorise à bivouaquer. Un homme veillera toute la nuit au service d’un éventuel client nocturne. Nuit paisible, tôt, nous poursuivrons la route à travers forêt dense et parcelles agricoles déboisées. Végétation équatoriale, fougères arborescentes, bananeraies s’alternent de quelques arrêts spontanés pour cause d’orchidées en fleurs dans les proches talus.
 
 
 
 

Arrêts spontanés fréquents pour cause d’orchidées et autres curiosités locales 

 Bientôt, agriculture et élevage l’emportent avant la ville de Puerto Maldonado...
...Amazonie…
…ok…
…on ne la voyait pas tout à fait comme cela, ville moyenne laide et poussiéreuse, oxygène empoisonné de gaz d’échappements. Car ici, ce ne sont que des centaines de motos pétaradantes. Touk-touks, motos particulières et une myriade de motos taxis qui klaxonnent à tout va. On se fraye un chemin jusqu’à un parking face au fleuve Madre de Dios. En face, le bureau des gardes côtes fluviaux monte la garde.
Première démarche, se trouver un guide parlant français pour nous accompagner dans la véritable Amazonie, telle que nous l’entendons. Si nous sommes ici c’est déjà pour une raison bien précise. Il existerait, loin en remontant les deux fleuves présents, cachés dans la forêt vierge, plusieurs « colpas »…
…qu’est-ce qu’une colpa ?...
…réponse page suivante « Amazonie et sud Pérou 2013
 
Autrement dit, prochaine mise à jour.
 
 
 
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