SOUS LES ETOILES DU MONDE
                                                  ou les voyages de Françoise et Jacky sur la planète bleue

Dès lors, il nous faut faire route vers le Paraguay autant dire un ruban de mille quatre cent kilomètres à nouveau à travers soja, maïs et canne à sucre avec néanmoins une variante avec quelques  plantations d’ananas. Ne manquons pas de s’en enquérir de deux beaux plus un kilo de fraise pour environ trois euros !

 
                     Plantations d’ananas                        2 ananas + 1 kg fraises =3 €

                                          Une tonne d'ananas dans le pik up !                                            

Routes excellentes, mais aussi exécrables où tu slalomes entre nids d’autruches et poids lourds géants.
 
                                         Camions sud-américains
 
                 Autre transport                                producteur de bananes
Quelques escales sans charme, puis l’immense pont frontalier avec le Paraguay. Frontière étrange où aucune barrière n’existe. Pour autant, surtout ne pas sortir du Brésil sans tampon officiel des douanes. On nous invite donc à faire demi –tour et retrouver en ville le siège de la police fédérale où une « douanette » sympa nous tamponne notre passeport. Retour au grand pont de plusieurs kilomètres du fleuve Paraguay qui a encore grandi. Pas de poste de douanes, on s’inquiète, il nous faut absolument faire notre entrée au pays. On nous indique vaguement de voir en ville où, piétons, charrettes, motos et marchands du temple occupent allégrement les rues. Franky se faufile tout en stoppant devant chaque ralentisseur, des trucs en béton d’une brutalité sans pareille qui fleurissent ici par dizaines. C’est dans une ruelle pavée que nous dénichons enfin le bureau des douanes où tampon d’immigration et importation temporaire de véhicule sont réglés dans la bonne humeur. Sauf que, Franky n’ayant pas apprécié le béton d’un ralentisseur sournois nous fait comprendre que des amortisseurs neufs à l’arrière seraient les bienvenus…
…d’urgence !
C’est au parking d’un « auto-service » que nous tentons notre chance…
…auto-service, au Paraguay, signifie simplement supermarché !...
…peu importe, à peine stationnés le fils de la maison nous accueille et téléphone au mécanicien du coin qui va se débrouiller pour trouver deux amortisseurs de poids lourd sans problème et changer un boulon de cardan douteux que j’avais observé. Vingt-quatre heures plus tard Franky était à nouveau opérationnel.
                Au Paraguay, quasiment rien à voir d’extraordinaire, si nous y sommes, rappelles toi, c’est pour espérer un second visa de trois mois pour le Brésil. Peu d’intérêt donc mais les circonstances vont nous conduire à faire la connaissance de quelques familles  paraguayennes qui nous apprendrons beaucoup sur le sens de la solidarité. Un couple de retraité qui veut absolument nous offrir une chambre et le couvert. Médecin, il offre les premiers soins et quelques médicaments à l’unité aux nécessiteux du village avant de les envoyer à l’hôpital si nécessaire.
 
                 L’accueil paraguayen                                       bus locaux

 
Petite découverte en bord de route, une troupe de jabirus s’ébrouent dans un champ inondé   et un joli colibri qui vient voleter dans nos rétroviseurs !

 
                                             Tantales ou jabirus ?
  
                    Même question                                         Rencontre


                                          Le colibri et le rétroviseur
 
Plus tard, c’est Georges Luis rencontré sur une station-service. Je lui fais part de mon inquiétude sur ce cardan. Ingénieur dans une grande entreprise, il nous accompagne à un mécanicien sérieux qui s’occupe de la flotte de leurs camions afin de faire vérifier le travail. Atelier rustique en banlieue d’Asuncion la capitale, carcasses déglinguées, sur le trottoir, chalumeaux en action à refaire un Mercedes  avec deux vieux, septiques, nous serons rassurés en dialoguant  avec le patron et Georges Luis qui transmettra bien le message. Sans hésiter, le patron se met en quête de pièces neuves et l’intégralité du cardan de transmission sera remis en parfait état. En fin d’après-midi, nous sommes invités à partager un repas typiquement paraguayen en faisant connaissance de son épouse et sa petite fille. Toutefois en voiture, ils tiennent à nous faire découvrir la grande ville et ses illuminations. Nous serons de retour à une heure et demie du matin !

 
                    Nos amis paraguayens
 
                                    ASUNCION  capitale du Paraguay
  
                                    Boucher de campagne

 
                                Petite bouff, on a tué le cochon l’autre s’engraisse
                  (regarde bien au pied du mur et la viande pendue à l'arbre sous le vêtement rouge!)
   
 

                           Ici, on fabrique et on vend des ballons !
                Lors d’une escale à une station-service, un petit « resto » sommaire a tué le cochon sous le préau pendant que son petit homologue rose divague avec porc et truie sur le parking. (Vois la photo la viande pendue sous le vêtement rouge et le porcelet devant le mur). Ce jour-là, nous mangeons à bord ! Plus tard, traversant un bourg, c’est le boucher, assis sur le trottoir, ses quartiers de bœufs dans le dos qui attend le client, tu t’abstiens là aussi.
 
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