SOUS LES ETOILES DU MONDE
                                                  ou les voyages de Françoise et Jacky sur la planète bleue

-Le 22 mars 2013  PANAMA

       Dernière frontière d’Amérique du nord, petit symbole. Les formalités s’effectuent sans trop de difficultés malgré l’intense activité régnante. Notre première destination sera pour le nord du pays, vers Boquette, zone de moyenne montagne. Françoise, pour cause de forme moyenne cette fois-là, n’ayant pas eu le privilège d’observer les fameux quetzals du Costa Rica, nous devrions rattraper le coup ici. A trois équipages depuis quelques jours, on s’installe à l’écart de la ville au près d’un cours d’eau.

                                  Les trois équipages en convoi

 Renseignements pris, il y aurait bien des quetzals dans le secteur. Un sentier bien balisé est même baptisé « chemin des quetzals ». Il est décidé d’un commun accord, à tort ou à raison de se passer d’un guide.


 

Le sentier des quetzals

 Roberto, avec sa voiture et  caravane détachée, va nous approcher de quelques kilomètres au départ de la rando. Pic-nic agréable, nous voici en route. Le sentier descend rapidement dans une vallée où courre un torrent à travers une végétation tropicale luxuriante. De temps à autres, nous reconnaissons le cri caractéristique de l’oiseau rare. Tous en haleine, nous scrutons la canopée avec attention. La densité de la végétation est exceptionnelle, toutes les nuances de verts de la planète sont réunies ici, il en devient une gageure d’y détecter un oiseau vert lui aussi. Pas découragés, nous progresserons plusieurs heures, le torrent nous accompagne sous les fougères basses dominées par leurs immenses consœurs arborescentes. Le chemin se rétréci,  détrempé et escarpé, notre petite colonne progresse courageusement toujours à l’écoute des bruits de la forêt. Arrivés au rive d’un cours d’eau, notre but fixé, petite pause avant de faire route inverse. Plusieurs cris de quetzals nous parviennent procurant ainsi de courtes poses durant des montées assez pénibles, mais toujours sans succès.

Passerelle

 Après quatre à cinq heures de marche et sept cent mètres de dénivelé, nous sommes de retour un peu déçus de n’avoir pas déniché l’oiseau mythique. Nous concernant, nous restons convaincus qu’en pareil cas, la présence d’un guide local est primordiale. Néanmoins, nous nous satisfaisons de cette belle rando en milieu tropical.

  

 


 

   
                            Festival de fleurs tropicales en sous-bois  
 
 Le lendemain, ce sera direction le canal. Nous ne sommes plus au Costa Rica, agriculture et élevage ont  remplacé la forêt. Malgré tout, quelques superbes orchidées s’épanouissent sur les arbres longeant notre route.
  
 
                                Orchidées en bord de route  


    Vendeur à la sauvette de perroquets et toucans (à éviter !)


 Image moins séduisante de ces enfants qui vendent, sur des bâtons, petits perroquets  et jeunes toucans à jamais privés de leur liberté. Parcourt sans grand intérêt, le soir, cent kilomètres avant Panama City, nous atteignons un des seuls campings du pays « XM Memories » tenu par un américain. Un peu de confort, eau sous pression, électricité, internet Wi fi et piscine pas forcément filtrée chaque jour, l’endroit nous convient pour préparer Franky qui doit embarquer dans une dizaine de jours sur le cargo de « Seaboard » à Colon pour rallier Carthagène au nord-ouest de la Colombie.

   
                                     Au seul camping du Panama

 La fine équipe des trois véhicules se serre les coudes pour l’organisation via internet de ce transfert. Nous, qui faisons ce que nous pouvons, c’est à dire pas grand-chose. David (l’équipage bisontin) qui maitrise informatique et anglais comme personne. Roberto et maria, couple mexicain en caravane, qui parle un espagnol  tout naturel. Un trio de cette nature devrait s’en sortir correctement avec le concours d’un agent compétent (Tea). Par ailleurs, il est à prévoir un cloisonnement de l’arrière du véhicule afin de prévenir tous vols au cours du transport. Téléviseur, lecteur DVD et tous les accessoires de la cabine sont à démonter et ranger en sécurité dans la partie habitation. Nous aurons tout le temps nécessaire car, nous sommes en pleine « semana santa » (semaine sainte). Ici, c’est avec Noël les deux périodes de fêtes les plus marquées en Amérique Latine, mieux vaut donc ne pas trop bouger et mettre à profit ces quelques jours en bricolage divers assortis de plongeons rafraichissants dans la piscine. Un soir, c’est Roberto, musicien caché, qui va nous offrir plusieurs morceaux de son répertoire à la guitare, flûte et autres accompagnant Maria dans de belles sonorités andines en prélude à notre futur passage en Amérique du Sud. Merveilleuse soirée, merci encore Roberto et Maria.

 
                      Inoubliable soirée avec Roberto et Maria

Lors d’un interlude, nous nous rendons proche de la grande ville reconnaître  le bivouac de la marina de Balboa car, avant l’embarquement, une inspection des véhicules par  la police de Panama est obligatoire. Nous profiterons aussi d’un concessionnaire Cumins pour procéder à la vidange et entretien général de Franky et rechercher quelques produits difficiles à trouver ailleurs. (Résine polyester, acétone, disjoncteur 50 ampères pour l’extension,  transfo électrique 220v /110v etc…) Bientôt, c’est non sans émotion que nous franchissons  le « Pont des Amérique » qui enjambe le fameux canal de Panama. Encore tout un symbole de ce grand voyage.

Le pont des Amériques
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