SOUS LES ETOILES DU MONDE
                                                  ou les voyages de Françoise et Jacky sur la planète bleue

-Le : 18 février 2013    Costa Rica

Au XIVème siècle, Christophe Colomb nommait cette terre « La Côte Riche », ce qui devait donner le Costa Rica. A chacun sa richesse, lui cherchait l’or, nous cherchons la vraie nature.


                                      Fleur d’orchidée comme comité d’accueil

En cours d’après-midi, toujours en compagnie de nos amis bisontins, une brève étape d’une quinzaine de kilomètres nous permet de joindre la Finca Castilla. Hacienda remarquablement tenue par un couple d’allemands venus vivre leur passion ici, il y a une trentaine d’années. Juste quelques modestes  emplacements de camping pour baroudeurs de passage, plusieurs bungalows dissimulés dans luxuriance de la végétation, ils élèvent des chevaux et proposent des randonnées aux cavaliers à travers leur immense domaine.

 

La finca Castilla
Nous ferons la connaissance d’un couple suisse qui remonte d’Amérique du sud à bord d’un petit fourgon aménagé. Comme à l’accoutumé, nous échangeons informations diverses et documents. Nous serons les trois seuls équipages présents hormis quelques couples logés dans une ou deux  cabanas. Une rivière coule sous la canopée des grands arbres, les lianes y plongent de trente mètres et la végétation explose. Aimable, la patronne m’indique sur la berge,  la présence d’un paresseux agrippé à ses branches. Animal emblématique de la forêt humide, il se déplace par geste d’une lenteur extrême. Difficile à observer du fait de son immobilisme et toujours en hauteur à l’abri des prédateurs, une fois repéré, tu as tout ton temps pour cadrer le bestiau dans l’appareil. Que demander de mieux comme comité d’accueil au Costa Rica ?...




                                            un paresseux au-dessus de nos têtes
… Justement, dans les secondes suivantes au-dessus de nos véhicules une compagnie de singes hurleurs passe d’arbre en arbre grignotant de ci de là quelques fruits sauvages…
…Imagine l’ambiance…
…De retour vers la rivière, c’est un beau crocodile qui prend la pose sur une roche émergente…
…le « Canon » s’excite…
…j’oubliais un couple de geais bleu et autres spécimens à plumes animent les lieux.



  Sur les berges du camping

  
 les singes hurleurs

Il est vite décidé de rester une journée de plus et découvrir une partie des sentiers de rando balisé qui s’enfonce dans la jungle bordant la rivière pour s’achever en terrain découvert sur les hauteurs de la finca (plantation). Au passage, nous découvrirons parmi les innombrables plantes épiphytes, agrippées à la fourche d’un grand arbre isolé, un beau pied d’orchidées enfin en fleurs. Une colonie de petits singes plus rares, les saïmiris, au pelage blond nous ferons leurs numéros durant de longues minutes à mi-hauteur, pas du tout affolés par ces deux familles venues de France pour faire connaissance.


 singes Saïmiris

 
                                     Orchidée libre et singe araignée
 
Il va sans dire que nous garderons un souvenir inoubliable de notre entrée au Costa Rica et nous en remercions l’équipe de la « Finca Canas Castilla (www.canas-castilla.com) pour  l’authenticité de ce domaine sans fioritures ni prétentions, juste l’amour de la nature, de l’échange et de l’accueil. 
                Quelques centaines de photos plus tard, nous reprenons la route, aujourd’hui chacun de son côté. Les parents d’Orlane arrivent bientôt pour passer quelques semaines auprès de leurs enfants et petits-enfants. Ils leurs faut donc commencer à s’approcher et trouver un lieu agréable pour leurs premiers jours au pays. Nous, nous visons le parc national Palo Verde, l’oiseau mythique Maya, le rare quetzal resplendissant s’y dissimulerait dit-on. Peu fréquenté par les tour-operators, nous devrions en toute quiétude tenter notre chance avec l’aide des gardiens du parc. Une vingtaine de kilomètres de piste caillouteuse est à parcourir à quinze à l’heure…
… petit souci à mi parcourt…
… ici, dans les plaines du nord, paysage sec et désertique. Du sud-ouest, un grand vent chaud pousse des nuages énormes de fumée rousse…
… A notre sens, rien de bien bon derrière ça…
…à l’approche, des odeurs de roussi un peu trop marquées nous invitent à la réflexion. Visiblement, un feu de brousse s’est embrasé derrière les collines. Pour l’heure, le passage est libre malgré la fumée pas encore très opaque. Mais si on passe, on se retrouve avec l’incendie dans le dos, or la piste est en cul de sac à une dizaine de kilomètres d’ici. Chacun aura compris que prudence étant mère de sureté, un demi-tour est salutaire. Repas frugal au village, nous rencontrons la police et demandons des nouvelles quant à la situation de la piste…
…no problèmes, les « bomberos » sont sur place, vous pouvez passer…
…ok, merci…
…sauf que, rendus sur place, ce n’est plus de la fumée mais des flammes de quatre mètres qui traversent la piste. Résultat, à nouveau demi-tour et au final nous prendrons une route vers le sud. Camping-hôtel sans charme le long de la panaméricaine. Ce seront lessives et courrier en retard.

 
                                   Feu de brousse, la piste est coupée

Le lendemain,  nous optons pour un peu de montagne en direction du lac et du volcan Arenal. Sous les tropiques, l’altitude procure des variétés de végétations toujours aussi intéressantes que variées. La recherche d’un camping trouvé sur internet nous mène à un établissement en pleine brousse totalement à l’abandon. Il est passé dix-sept heures, demi-tour sans trainer la nuit tombe dans moins d’une heure. Zone très volcanique, entre petites routes et installations géothermiques, apparaît le parking d’un établissement de sources chaudes (Yoko Termales). Accueil super sympa, nous passons un moment agréable dans diverses piscines à trente-cinq degrés. On trouvera le traitement excellent pour nos os plus très jeunes.
Nuit paisible, nous prenons la route réputée bonne et belle du volcan Arenal et du lac portant son nom. Bien nous en prit, sinueuse grimpette mais combien verdoyante sauvage et riche en faune et flore locale. L’adresse de l’hôtel El Heroes fournie par des voyageurs en 4x4 croisés quelques jours avant se révèle fabuleuse. C’est un couple « suisse- costaricain » d’une extrême gentillesse qui s’est installé sur un immense domaine créant hôtel restaurant, ferme « suisse », chapelle, restaurant secondaire panoramique avec salle tournante et voie de chemin de fer de plusieurs kilomètres pour y mener les clients, le tout dans un cadre magnifique dominant le lac Arenal. Nous y sommes donc accueillis gratuitement et, la francophonie aidant, ils nous conteront l’aventure de leur vie.
  
                                                Trio peu commun

 
                                   Petite Suisse sous les tropiques
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