SOUS LES ETOILES DU MONDE
                                                  ou les voyages de Françoise et Jacky sur la planète bleue

Le 18 avril 2013 
 La Colombie

          

L’AMERIQUE DU SUD…
… nous y voici…
…premiers pas sur l’Eldorado des conquistadores…
…pour aller où ?...
…devine…
…au distributeur de billets ! Sans se laisser impressionner, nous retirons quelques trois cent mille pesos colombiens qui ne représentent guère plus de cent vingt-cinq euros. Nous mettrons un moment avant de nous familiariser avec l’étiquetage des produits courants toujours en milliers ou dizaine de milliers de pesos. Au final, le change nous sera largement bénéfique durant tout notre séjour en Colombie.

  
                            Arrivée à l'aube en Colombie

                Pour l’heure, un taxi est hélé afin de nous rendre à l’hôtel Bella-vista où nous avons retenu une chambre en attendant la mise à disposition de nos véhicules. Petit problème, le patron, français originaire de Bézier, nous précise qu’il lui est difficile d’honorer nos réservations pour cette première nuit. Nous comprenons vite que les mentalités « latinos » sont à quelques années lumières de nos grands principes occidentaux. Nous opterons pour un rapide repli à l’hôtel « Isla del Capri » au standing très « local »pour un retour au Bella-Vista le lendemain car celui-ci, dès le retour de nos véhicules, dispose d’un grand parking clos et gardé avec prise d’eau et électricité. En somme, l’idéal pour préparer nos montures en toute quiétude dans ce nouveau pays à la renommée pas très glorieuse.  Durant trois jours, les trois Dalton (ton conteur, nos amis David et Roberto) vont arpenter bureaux et locaux divers de la police, douanes, compagnie maritime et j’en passe à rassembler le puzzle des documents, copies et autres reçus indispensables à la sortie des véhicules du port de commerce. Hyper sécurisé, c’est avec badges, casques (qu’il nous faut acheter sur place) et gilets réfléchissants que nous franchirons les sas d’entrée après passage aux rayons « X ». Un grand merci collégial à Roberto, notre ami mexicain, qui, de culture latino, toujours avenant, courtois et perspicace va dialoguer efficacement pour nous à chaque occasion. Bientôt, un premier grand « ouf » de soulagement lorsque nous apercevons enfin nos trois véhicules stationnés. Un bref effroi pour Roberto qui retrouve sa voiture sans sa caravane. Rapidement il apprend que celle-ci, n’étant pas un véhicule à moteur est stockée ailleurs. C’est là qu’à mon tour, m’approchant de Franky, je découvre que le choc d’un autre véhicule a brisé l’angle du pare-brise droit. Mélange de colère et de bonheur de retrouver tout de même sa monture. A la suite de la réception, nous passerons de bureaux en bureaux afin d’obtenir une déclaration de dommages afin de donner suite pour tenter d’obtenir dédommagement et remise en état.
Avant de sortir les véhicules, avisés qu’un cabinet d’assurance ouvert est proche, nous nous présentons afin de conclure un contrat minimum. Petit cabinet de quartier, véhicules inconnus dans leurs listings, on nous propose un pseudo contrat à prix d’or, en particulier pour Franky qui se trouve classé comme bus de soixante places ! A peu près la même chose pour David. De par nos infos des divers forums de voyageurs, nous connaissons parfaitement les tarifs normalement appliqués à pareilles cas. On ressort  bredouille…
… Il est seize heures, samedi après-midi…
…aucune autre alternative…
… c’est oui ou c’est non…
…de concert, nous décidons à tort ou à raison de ne pas entrer dans cette arnaque et de rapatrier les véhicules à l’hôtel sans assurance pour traiter le problème lundi matin. Il va sans dire que ce n’est sûrement pas un exemple à suivre. Mieux vaudra éviter tout accident corporel si on ne souhaite pas croupir quelques années dans les prisons colombiennes !...
…retour au port…
…passé un ultime contrôle, nous sommes autorisés à en sortir…
…il va sans dire qu’en pareil cas, tu vas redoubler de prudence…
…malgré tout,  nous voici hardiment lancés dans la traversée de Carthagène à travers quartiers louches et circulation anarchique soulignée de centaines de mobylettes en tous sens. Pris dans le flot des véhicules, bus, motos et charrettes, tu vas jusqu’à quitter ta double voie pour chevaucher hardiment un terre-plein central  détruit afin de reprendre une rue à gauche faute de bretelle en bonne et due forme. Cela au milieu des klaxons, haut-parleurs hurlants et petits marchants à la sauvette installés de partout…
…ouf de soulagement quand Franky est garé dans l’enceinte de l’hôtel. 

 
    La Jeep Willys, le 4X4 national en Colombie (lentement détrônée par quelques nippones)
Durant quelques jours, nous remettrons de l’ordre dans le véhicule, détruire  la cloison provisoire et  remettre en place télé, lecteur DVD et autres matériels démontés dans la cabine à Panama. Un nettoyage de fond en comble s’impose aussi. L’ensemble assorti des démarches par internet pour le bris du pare-brise (merci à David et Roberto pour des traductions parfaites en anglais et espagnoles). Les après-midis seront ponctués de visites de cette magnifique vieille ville ceint dans ses remparts intacts et classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. On se noie quelques heures dans cette vieille ville, flânant de ruelles pavées en places ombragées notant ça et là une architecture coloniale de toute beauté.  Nous passerons tous une super soirée au  restaurant « EL PEDRO »après visite du musée de l’or qui, gratuit, offre un véritable trésor présenté dans un cadre préservé du plus bel effet.

 

 
                            Dans les rues de Carthagène 
  

 

 
                                  Musée de l’or de Carthagéne
                                    
Il nous a semblé opportun, dans cette grande ville portuaire de nous mettre en quête d’un transformateur électrique 110 /220 volt (6500 watt) adapté à notre véhicule. (Franky, né aux USA est équipé en 110v. et le 220v. nous attend dès le Pérou)   Les taxis étant très bon marchés, avec l’aide de Roberto, nous allons de quartiers en ruelles pour finir au premier étage d’un atelier plutôt rustique où deux hommes nous reçoivent. L’un d’eux, tout en terminant son poulet rôtis avec ses doigts nous écoute. Rapidement, il nous confirme pouvoir nous fabriquer et livrer à notre parking le modèle correspondant à notre requête pour le lendemain. Prix convenu, nous prenons congé sans autres formalité, pas d’écris, pas d’acompte, une simple poignée de mains. Fait et dit, en début d’après-midi, notre homme et un compagnon débarquent d’un taxi chargé du lourd transfo un peu désuet de prime abord. Place limitée, l’appareil s’adapte parfaitement. Cependant, nous faisons observer que les bornes de branchement ne sont guère pratiques et que la nudité de l’instrument nous laisse perplexe. On s’explique, il est convenu de revenir demain avec les modifications utiles. Aucun souci, toujours en taxi, nos hommes nous reviendront avec un carénage satisfaisant, un ventilateur intégré, deux poignées de transport et quatre très grosses prises mâles connectées. Plus qu’à se brancher au secteur le jour venu. Le règlement s’effectue en liasses de pesos sous le manguier, sans recompter le moindre billet, l’affaire est ainsi traitée, nouvelle poignée de mains, sourire et œil brillant valent ici semble-t-il plus que n’importe quel contrat.

 
                             La Colombie cela peut être aussi ce style…

La veille, faisant quelques emplettes, nous sommes salués dans une boulangerie par un homme qui nous souhaite la bienvenue en Colombie. Nous palabrons quelques instants avec notre espagnol rudimentaire et, sans bien comprendre, avant de nous souhaiter bon voyage, celui-ci nous offrira une boisson et deux brioches avant de prendre congé. Quel préambule pour ce pays si méconnu à l’image ternie par quelques un et toujours mise en avant dans nos médias partisans.

 

Bus touristiques de Carthagène

Décidés à reprendre bientôt la route, nous ne manquons tout de même pas le dernier soir de nous rendre à nouveau au « EL PEDRO » pour un quarante troisième anniversaire de mariage !

 
           43 ans de mariage                               Maria joue  les coiffeuses
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