SOUS LES ETOILES DU MONDE
                                                  ou les voyages de Françoise et Jacky sur la planète bleue

SUITE RETOUR MEXIQUE ET USA 2011

                                      ROUTE 66  ARIZONA  GRAND CANYON COLORADO
Le hasard de l’itinéraire nous interpelle au carrefour d’une route secondaire anonyme. Toujours plutôt favorable aux chemins de traverses, pour faire route au nord vers le Colorado, nous avons laissé l’inter-state pour franchir un col en moyenne altitude puis les grands espaces d’un ancien lac salé pour accéder à une direction Est. Oh surprise, reproduit à même le macadam, le sigle légendaire  de la fameuse  « Route 66 ».   
                         

                      

 

                       
                                              Au hasard de la mythique « Route 66 » 


Crée de 1926 à1938 monument historique, symbole de la culture américaine, cette voie permit de relier enfin l’Est du pays au départ de Chicago à l’Ouest, jusqu’aux rives du Pacific, à ce qui allait devenir Los Angeles au terme d’un périple de prés de 4500 kilomètres. Ce n’est donc pas sans émotion assortie d’une pointe d’euphorie et de nostalgie que Franky crapahute fièrement sur cet itinéraire légendaire.
Dés lors vont se succéder tronçons rénovés sans charme et parties historiques au mythe bien présent. Oatman, mille deux cent mètres d’altitude, petit village de western, cerné de réserves indiennes diverses, joue la carte de ce mythe.

    
                                                                            Dans les rue de Oatman
    
                                         La porte du saloon tapissée de billets d’un dollar !  


Importante mine d’or épuisée, la Route 66 dû donner un second souffle à l’endroit jusqu’à aujourd’hui. Les quelques habitants gèrent des boutiques curieuses et bars « ambiance saloon ». Un musée est installé dans un ancien hôtel de belle architecture d’époque. Les descendants des ânes utiles à la mine sont protégés et son admis à traîner le sabot en toute quiétude dans les rue de la ville. Une artiste indienne (très XXème s.) expose dans son échoppe de magnifiques œuvres d’art. Pierres de sable orangée des canyons voisins, taillés, polies et peintes.  Visages, personnages, animaux  et scènes de la vie de ses ancêtres sont représentés à la perfection. Nous succombons, budget toujours limite, l’équipière mets sur la table une petite liasse de dollars de sa tirelire perso. Un visage indien bien typé reproduit à la plume sur une pierre de sable finement veinée durant les millénaires de sa vie antérieur.
               
                                                    Témoin de notre passage à Oatman

Nous dormons ainsi sur la place du village. La route va maintenant monter en lacets étroits jusqu’à un col. A mi parcourt, nous remarquons une mine d’or en activité. Il va sans dire que techniques et installations sont diamétralement différentes de celles observées dans les mines abandonnées du siècle passé. Une halte en haut du col nous fait découvrir le panorama ainsi que de nouvelles variétés de cactus en fleurs.
A courte distance, le Cactus Café l’atelier de mécanique voisin et sa vielle station service se sont endormis depuis plusieurs décennies. Au milieu, gît un cahot hétéroclite de pièces détachées, outillage, pneumatiques, ferrailles, vielles américaines défuntes et dépanneuses dévorées de regrets. Les derniers occupants ont tout laissé et leur vielle caravane d’habitation courbe l’échine et garde les yeux clos.   
                                                          Adieu au « cactus café »


L’autre versant, pente raide au pourcentage impressionnant assortie d’épingles à cheveux taillées à la dynamite dans la roche brute est assumée en première vitesse à quinze à l’heure permettant ainsi à l’équipage de jouir en toute sécurité des panoramas offerts. Plus tard, une pente plus douce, nous gratifie bientôt d’une authentique station service cette fois bien conservée dans l’esprit « 66 ». Rien de théâtral, que du véridique à l’image du cow-boy propriétaire. Au fil de la journée, vont se succéder multiples traces d’une époque révolue. Camions Dodge déglingués, Buick, Chevrolet et autres Studebaker roses aux chromes ternis ; puis encore nombre de stations, diners et saloons divers, ponctuent le parcourt avec plus ou moins de bonheur. 
  


                                                                                                        Sur la « 66 » 
 
De temps à autres, un établissement sort du lot. Ce sera le cas de ce garage  au gérant passionné haut en couleur et bien dans son « truc ». Libre d’accès, en arrière du parking, aux coté d’une très vieille Ford, tu y découvres matériels et atelier complet, pièces détachés multiples, jusqu’à la collection complète des nomenclatures des véhicules du moment. Roues à rayons, pneus « flans blancs », caches culbuteurs et autre V8 en déshabillés eternels attendent.En façade de station, parmi les pompes années 50, les vestiges des premières pubs « Coca Cola », les multiples panneaux « Mobil oil ou Shell » et que sais je encore, trône un joli cabriolet rouge. L’équipière ne manquera pas d’emprunter la place de Marylin très en vue en ces lieux et temps. Marylin, Elwis, Humphrey Bogart, et bien d’autres t’accueilles dés la porte, tapissée de billets d’un dollar, franchie. Véritable caverne d’Ali Baba au plafond couvert de plaques d’immatriculation du monde entier le patron nous y indiquera deux plaques françaises. L’exception de l’endroit t’interdit de ne pas t’immerger corps et âme dans le vieux mythe américain. Véritable culte entretenu, qui plus est souligné par le passage de quelques « bikers » (motards), cuirs frangés, Santiag, bandeaux à la bannière étoilée, Harley flamboyantes aux symphonies singulières de leurs mécaniques rutilantes. A noter, en arrière boutique, une loge plus intime entièrement tapissée de photos de pin up fort peu vêtues retiendra l’attention du pilote… Précisons tout de même…… nous sommes entre 1930 et 1960, il demeure bien encore quelques dernières retenues…… disparues aujourd’hui……et si le progrès avait du bon !

    

 
                                  Bel ambiance dans cette station années 50 

  


 
 

  

    

   

                                                                              Cocktail « 66 »  
 
<   Page précédente