SOUS LES ETOILES DU MONDE
                                                  ou les voyages de Françoise et Jacky sur la planète bleue

  Retour ALASKA et COLOMBIE BRITANIQUE

       La consultation d’internet nous laisse penser qu’en réalisant deux ou trois jours de conduite assez soutenue vers le sud, quelques manifestations locales pourraient être intéressantes. Bowden, petite ville d’Alberta à l’est des Rocheuses, proche de Calgary, organise son rodéo annuel. L’Alberta, au même titre que son voisin US le Montana sont les pays des cow-boys. Le week-end suivant, plus à l’ouest, en Colombie Britannique, Kamloops, ville moyenne cernée de multiples réserves indiennes prépare son trente et unième pow wow. (Fête traditionnelle des nations natives, autrement dit des indiens autochtones descendants rescapés des massacres de la conquête de l’ouest).
                Il est donc vite décidé de galoper un peu plus qu’à l’accoutumé, pareils événements ne sont pas légions, faisons donc au mieux pour ne pas rater cela. Trois jours durant, c’est prés de deux mille kilomètres qui vont dans un même temps nous rapprocher de notre destination de remisage de Franky.                Arrivés le vendredi à Bowden, nous sommes accueillis gracieusement dans le parc des participants. Stationnés sur le lieu même de la fête, nous ne manquons rien du spectacle. En fin d’après midi ont lieu les premières épreuves qui consistent à capturer par le col, à cheval, au lasso, un petit veau tout excité alors que le second cavalier doit, au lasso toujours, lui attraper les pattes arrière. Exercice qui ne doit prendre que quelques secondes. Autre méthode, un seul cavalier cette fois, qui doit capturer le petit veau toujours au lasso, lui ligoter les  pattes dans l’instant après avoir quitté sa monture et retourné vigoureusement sa prise. La fin d’après midi du vendredi se consacrera exclusivement aux éliminatoires des captures de ces petits veaux… …Françoise sature des petits veaux !...…Y en a marre des petits veaux !...

 


              Au lasso, certains sont moins habiles que d’autres !
Patience, samedi viendrons les épreuves de hardis cavaliers sur chevaux sauvages et plus nombreux encore sur  taureaux fous furieux. Ces jeunes hommes courageux (ou inconscients) sont désarçonnés dans les secondes qui suivent l’ouverture de leurs boxes. Si les meilleurs de ces acharnés tiennent une quinzaine de secondes sur les impétueux chevaux, aucun ne dépassera les cinq à dix secondes sur les taureaux enragés. Désarçonnés aussi brutalement, nous craignons à tous les instants un piétinement du concurrent lors des ruades furieuses de l’animal incontrôlé. A nos yeux d’européens, il nous apparaît ce dimanche là que la culture « cow-boy » de notre imaginaire naïf est toujours bien vivante dans ces grands territoires de l’ouest du continent américain. C’est tant mieux et pour longtemps encore au vu des équipes de juniors, garçons et filles qui vont se produire durant cette fête.

   



   

   
 

  

                                 Cheval ou taureaux fous furieux, c’est au choix !
 
Plus artistique, deux jeunes et ravissantes cavalières allégeront l’ambiance par quelques passages acrobatiques bien assurés. Chapeau bas jolies demoiselles !                Le grand sablier du temps ne s’arrête pas pour autant, il faut laisser nos sympathiques cow-boys. Il nous faut faire route pour à nouveau retraverser les Rocheuses à hauteur de Calgary et joindre le parc national de Banff avec notamment son célèbre Lac Louise. Image emblématique de cette région, nous n’apprécierons malheureusement que fort peu l’endroit tant l’affluence des « aoutiens » asiatiques et autres, débarqués par paquets de cent nous rebutent après les immensités sauvages vécues en Alaska. Couronnant l’ensemble, en bord de route, une trentaine de voitures garées, une soixantaine de personnes attroupées là nous interpellent. Que se passe t’il donc ici ? Au pas nous approchons. Surprise, tout ce beau monde se trouve en parfaite illégalité à s’approcher d’un ours noir heureusement occupé à se goinfrer de jeunes pousses et autre baies. Consignes de prudence et de respect de la faune ainsi oubliés, étonnant sur ce continent, nous ne nous attarderons pas. Le routard préconisait le lac Moraine, proche et moins fréquenté……moins fréquenté ?...… une seule place disponible au parking !...… petite balade dans un lieu magnifique certes, quelques photos souvenirs, comme des japonais de passage et en route pour des lieux plus calmes.

                                                             
Moraine Lake prés de Banff
  
                                                      Plus anonyme et plus calme

  
                                              Admirable flore d’été articque
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