SOUS LES ETOILES DU MONDE
                                                  ou les voyages de Françoise et Jacky sur la planète bleue

ST CYPRIEN PLAGE LE 03 06 2010.

Depuis notre retour en France fin novembre dernier, il nous tardait de poursuivre notre aventure sur cet immense continent américain. Entre fêtes de fin d’années, retrouvailles de nos trois petites filles, hospitalisation et rétablissement de notre mamy, une réfection d’appartement locatif pour finir par la naissance d’Elio notre premier petit fils, il nous semble que le grand sablier se soit  emballé quelque peu. Nos retours en France devaient s’établir entre trois semaines et un ou deux mois, il nous faut pour cette fois réviser la copie et essayer de faire mieux la prochaine fois.
                Le 03 juin 2010 le TGV pour Roissy accusera 1h20mn de retard pour une histoire de pont mobile défectueux à Sète. Couchés bien tard à l’aéroport pour se lever bien tôt afin d’enregistrer nos bagages à 8 heures et embarquer à destination de Vancouver. Ce seront onze heures de vol, une heure de taxi,  deux heures  pour récupérer Franky, assurer les premières courses et une heure pour s’installer au camping le plus proche pour enfin espérer un frugal repas  et dormir enfin chez soi. Il est trois heures du mat’ du samedi ! (heure française).
 Les trois jours suivants sont mis à profit pour la remise en service du matériel, gérer au mieux les neuf heures de décalage horaire et réapprovisionner sérieusement le bord.
                Le huit au matin, pleins de gasoil et propane exécutés, nous mettons cap sur l’Alaska à quelques trois ou quatre milles kilomètres à travers les Rocheuses. Notre route devrait nous conduire à travers cette grandiose Colombie Britannique, le Yukon, flirter avec les immenses Territoires du Nord Ouest  pour autant que l’état des routes l’autorise et enfin atteindre Anchorage et Fairbanks haut lieux de la « ruée vers l’or » des siècles passés.
          
 
                 Sur la route de la ruée vers l’or… et des trappeurs !
                Pour l’heure, en petites foulées habituelles, j’essaie au mieux de reprendre mes marques au volant du « bus » à travers la circulation matinale de la banlieue de Vancouver. Rapidement, la transcanadienne N°1 se révèle large et rectiligne à perte de vue comme sur les livres d’images. Peu de véhicules hormis les énormes camions qui transitent le bois des forêts du nord. Bon nombre de grands motor-homes américains tracent aussi sur cet itinéraire. Lentement, nous remontons la vallée de la fougueuse rivière Fraser. Large à l’échelle du continent, les flots tumultueux s’engouffrent dans une alternance de gorges et de chutes impressionnantes. Rive opposée, le Montainer Roky, unique train de voyageur de la région exécute à son rythme la longue ascension. Au XIXème, la Fraser River et sa région étaient le terrain de chasse des nombreux pionniers venus faire fortune à la recherche de l’or présent dans ces vallées. Vers dix sept heures trente, cinq cent cinquante kilomètres au compteur, satisfaits de cette belle journée, nous faisons escale sur le parking d’un parc public dans un petit bourg anonyme. Petite ballade sympa dans le parc, soupé, courte soirée TV (sur DVD enregistrés à la maison) car à vingt heures, notre horloge biologique nous rappelle qu’il y à cinq jours, en France, il était quatre heures du matin du lendemain.
                Au réveil, ciel d’ardoise et bruine triste. Françoise remarque une information sur l’existence d’un site historique sur cette fabuleuse époque de la ruée vers l’or.  Situé au terme de quatre vingt kilomètres d’une route secondaire au fin fond de la forêt canadienne, ces itinéraires détournés toujours appréciés de l’équipage sont souvent sources de découvertes en termes de faune ou de flore. L’approche sous la pluie nous conduit aux premières maisons tristounettes de Wells, village voisin, oublié du site principal de Barkerville. Un semblant de décor d’antan essaie de contenir une ambiance passée. Un ou deux motels et un RV park (site d’accueil de camping cars et caravanes) se remarquent entre les rues désertes et les épaves rouillées de pick-ups hors d’âge. Huit kilomètres après, le site de Barkerville se présente. Il est bientôt dix huit heures, renseignements pris, mieux vaut prévoir la visite le lendemain. A l’accueil, on nous indique qu’il est possible de dormir sur le parking moyennant la somme de… vingt trois dollars ! Vingt trois dollars pour une place de parking caillouteux et sans charme, l’équipière propose de retourner tenter notre chance à Wells.  Ici, un petit motel propose pour vingt cinq dollars des emplacements équipés avec eau, électricité et tout à l’égout en lisière de forêt. Après plusieurs jours sans ces facilités, il est bon de vider nos réserves d’eaux grises et noires, refaire le plein d’eau fraîche, se doucher sans compter et raviver un peu la robe de Franky.
Au matin, nous revenons sur Barkerville déambuler dans cette bourgade très XIXème, fort bien conservée. Restauration très « à l’américaine », rien n’y manque, saloon, poste-office, boutiques, échoppes, forge et son maréchal ferrant, diligences diverses et nombre de figurants en costumes soignés. Les rues poussiéreuses où les poules picorent volontiers dans le crottin de cheval sont longées de baraquements en bois à l’architecture très « Far-West » bordés de trottoirs en bois. Nous apprécions un document en français qui nous informe bien sur la création et le développement de cette ville crée par un certain Barker découvreur d’un filon prometteur vers 1860.
    
Dans les rues de Barkerville

    

 
   
                                                     Un peu de couleur locale
   Nous reprenons la route en début d’après midi, quelques apparitions du soleil relève l’atmosphère. Dans une prairie, mon attention est retenue par un grand échassier couleur fauve assez bizarre. Un peu cigogne, un peu grue du Canada, il nous sera difficile de l’identifier sur notre recueil des oiseaux d’Amérique du nord. Lors de son observation, surprise, un bel orignal adulte sort juste derrière nous des fourrés, traverse la route et s’enfonce dans la forêt. Une pression rapide mais maladroite sur le déclencheur du Canon  et la photo est ratée.
                Prince Ruper, ville côtière du Pacifique,  nichée au fond d’un fjord, port de pêche m’avait laissé un petit « je ne sais quoi » dans mon imaginaire depuis plusieurs décennies ; vraisemblablement suite à la lecture du bouquin d’un couple de navigateur un peu allumé qui avait construit à cet endroit leur voilier pour faire le tour du monde. Sans le savoir, ces personnes sont en partie à l’origine de la réalisation de notre propre voilier dans les années 80 suivie de ses errances sur mer des années durant. Il va sans dire qu’aujourd’hui,  Prince Ruper à portée de main, il est tentant d’y faire escale et assouvir un nostalgique et vieux fantasme.  Le manque de détail de la carte et l’immensité des territoires que nous sillonnons font qu’il nous est toujours difficile d’apprécier les distances et les reliefs à parcourir. Au premier panneau indiquant Prince Ruper, force est de constater qu’un détour de quatre cent quatre vingt kilomètres de route de montagne est nécessaire. Un bref arrêt en bord de route, une réflexion légitime, une consultation du guide du Routard, qui d’ailleurs s’arrête ici, feront que nous renoncerons à Prince Ruper. Sachant que cette année, nous ne disposons guère que de deux mois et demi pour atteindre l’Alaska et sillonner à notre rythme cet état qui fait tout de même trois fois la France !
                Par ailleurs, à courte distance, le village reconstitué de Ksan (prononcer Ké san’),  des indiens Gitxsan, retient notre attention. Une jeune femme francophone du  « visiteur-center » nous avise qu’une visite guidée en français est possible. Bonne occasion d’enrichir nos connaissances sur ces anciennes civilisations natives du grand continent. La petite route secondaire d’accès nous fait enjamber les gorges de cataractes spectaculaires par un ancien pont suspendu du XIXème à une seule voie assez remarquable. En lisière de forêt et  de la rivière élargie et claire, le site s’ouvre sur de grandes maisons en bois d’architecture simple mais décorées des signes traditionnels relevant de la communication avec les esprits de la nature, des  ancêtres et de l’au-delà.   Cernés de totems géants, la première bâtisse abrite l’accueil et un musée.  Nous y croisons un couple de voyageurs niçois qui nous accompagne lors de la visite en français. Une hôtesse nous explique que les tributs Gitxsan vivaient en nomade de pêche, chasse et cueillettes à la belle saison. L’hiver venu, ils se regroupaient dans ces villages aux salles communes qui pouvaient quelques fois abriter jusqu’à une soixantaine de personnes.  La vie s’organisait autour d’un feu de camp central, une hiérarchie était établie et chacun vaquait à ses occupations. Nombre d’objets usuels étaient confectionnés grâce aux propriétés particulières du bois de cèdre, cœur, écorce, fibres et autres. Peaux, os, tendons, cornes, dents, viscères séchées du gibier tué et des poissons péchés étaient aussi précautionneusement utilisés pour la confection durant l’hiver d’objets divers. En y regardant de prés, il est remarquable d’observer l’ingéniosité de ces communautés vivant dans une totale symbiose avec une nature aussi farouche que celle-ci. Ours noirs, grizzlis, loups entre autre régnaient ici en maîtres,  neige abondante, glace et températures inférieures à parfois moins quarante étaient le lot régulier de la région.
                   
    
                    Au village des indiens Gitxsan de Ksan’

Une bonne heure durant, de maison en maison, nous apprécierons cette visite commentée qui nous permettra de mieux connaître les coutumes et l’histoire de ces indiens du grand nord. Indiens quasiment disparus sans laisser autant de traces que leurs homologues du grand ouest américain, du moins imagées par Hollywood.  
Au sortir de Ksan, il est donc décidé de nous engager sur les sept cent cinquante kilomètres la route secondaire numéro 37 qui monte à la frontière du Yukon en parallèle avec la route principale : l’Alaska Haigway. Moins fréquentée, dans une nature vierge, la 37 nous attire pour l’observation de la faune et de la flore. Mis en garde à l’intersection de l’absence d’habitation sur les sept cent cinquante kilomètres, il est prudent de prévoir ses pleins de gasoil et de gaz, seules deux stations services rustiques sont présentes sur le parcourt. Bien garnir aussi le frigo car il ne faut pas compter rencontrer la moindre supérette avant plusieurs jours. Il est toutefois prévu des aires de stationnements de temps à autres et à notre grand étonnement, quelques espaces de camping rustique. Il est vrai qu’en Amérique du nord, cette notion d’emplacements de camping simples, dénudés de service, sur ces grands itinéraires reste très vive et nombre d’habitants se déplacent ainsi avec caravanes et motor-homes plus ou moins géants à travers le continent. Peu de circulation, une à trois voitures par heure, la conduite est cool. L’interminable ruban d’asphalte fend l’immense forêt canadienne ponctuée d’une myriade de lacs et tourbières. La végétation du printemps boréal offre à la faune locale un habitat généreux au sortir de l’hiver du grand nord. A plusieurs reprises, il nous sera permis de surprendre des ours noirs se délectant de baies diverses et autres jeunes pousses.    
 Méziadin Jonction mentionné comme village sur la carte est atteint vers dix sept heures trente. Un parking, un espace camping et une station service y sont mentionnés. Peu enclin à rouler très tard, faisons-y donc escale. Déjà, situé en  forêt dense, on rate l’intersection. Demi-tour sur la route déserte pour s’engager dans l’entrée caillouteuse du lieu. Derrière le rideau d’arbres, plusieurs baraquements délabrés plantent le décor. La vitrine de la pseudo-station est brisée, porte battante à tous vents. Les pompes rongées par la rouille et la végétation, encore debout malgré elles, sont mortes d’ennui. Ambiance lugubre d’un lieu abandonné livré à lui-même, nous faisons néanmoins le tour d’une dizaine de mobil homes délabrés hors d’âge envahis de fougères  par une piste en galets exécrable, pas âme qui vive, sauf au fond d’un sombre garage un solide bucheron solitaire au milieu d’un attirail hétéroclite. Dépité par la découverte, nous marquons un bref arrêt en arrière du garage afin de faire le point sur la carte et décider de passer la nuit aux cotés du trappeur local ou poursuivre la route jusqu'à  la prochaine opportunité. Françoise, peu séduite par l’endroit propose de poursuivre. Bonne présomption, quelques kilomètres plus loin, en lisière d’un territoire protégé classé « Parc Provincial », un petit camping est indiqué. Par un étroit chemin de terre sinueux, nous glissons Franky à travers la végétation basse pour découvrir à quelques centaines de mètres un superbe espace dégagé face à un îlot déposé là par les dieux sur un lac émeraude. Inespéré sur cette route dépourvue d’activités humaines, avec quelques autres aventuriers très « XXème », nous apprécions  l’endroit. Les commodités se limitent à une toilette sèche dans un cabanon et une fontaine non potable à l’entrée. Indépendant et autonome, c’est pour nous plus qu’il n’en faut. Une petite ballade prudente au bord du lac et dans le camping pour se dégourdir les jambes sans pour autant aller au devant d’une mauvaise rencontre, grizzly et ours noirs abondent dans la région. De retour, la vie suit son cours habituel à bord de Franky, cuisinière aux fourneaux et, de mon coté, j’imprime et réponds au dernier courrier reçu de Besançon par internet. Demain dimanche, petit bonheur simple, il est de bon ton de faire la tarte aux fruits dominicale. Achetée hier, de la belle rhubarbe n’est pas sans nous rappeler nos origines lorraines.


 
        
                                  Au petit camping rustique de Méziadin


 
Toujours cap au nord, la Colombie Britannique dévoile les trésors de ses chaines montagneuses remarquables, lupins et ancolies tapissent les talus et neiges éternelles soulignent l’horizon. La route, tracée par les pionniers se glisse de vallées en hauts plateaux sans pour autant présenter de difficultés notoires.
      

    
                                      Explosion florale en bordure de route
 
 L’œil attentif de l’équipière va remarquer deux cent mètres en avant, une tache noire dans le vert tendre d’un talus. Aucune circulation, je réduis la vitesse, stoppe à distance. ..
…Un ourson noir…
… Prudence, ne pas sortir du véhicule car la mère n’est surement pas très loin. L’ourson, étonné, grimpe le talus à travers les buissons sans disparaître pour autant. Françoise tente quelques clichés quand droit devant, la mère, apparaît furtivement pour se fondre rapidement dans la forêt. ..
…Joli spectacle, laissons ces acteurs en paix.
                Jour après jour, nous montons régulièrement en latitude, les journées s’allongent à n’en plus finir. Seules quelques heures de crépuscule en demi-teinte perdurent en milieu de nuit. La météo peut varier d’un soleil éblouissant à l’averse la plus dense plusieurs fois par jour. Aujourd’hui, un passage en altitude nous gratifie d’une giboulée vigoureuse. Sans suite, l’horizon clément dévoile déjà son doux pastel d’azur.
                Ce matin, à vitesse réduite dans une vallée de montagne, en sortie de virage…
 …Surprise…
…Une petite troupe de mouflons de Dall pâture sur le bas côté. Appareils et caméscope en fonction,  il nous est juste permis de les voir à petit pas entrer dans les taillis et nous surveiller d’un œil prudent tout en broutant les jeunes pousses. Satisfait de l’événement,  nous poursuivons un moment la route sous cet augure.
      
           Jeune femelle mouflon de Dall                                 La petite marmotte

Trois minutes plus tard, une nouvelle troupe de trois mouflons de Dall. Nous stoppons d’abord à distance, sans bouger, ils nous observent tout en poursuivant leur pâture. Confiants, ils vont s’approcher à quelques mètres. Deux jeunes adultes et un petit, quelle belle image encore à graver dans les souvenirs de cette nature grandiose. A la mi-journée, un étroit chemin semble mener aux rives d’une large rivière. Etroitesse et branches basses, Franky fronce un peu des yeux pour forcer le passage. A défaut d’espace suffisant à un moment pour faire demi-tour, la sortie s’annonce délicate, nous insistons néanmoins. Bien nous en prit, un beau dégagement sur la rive nous autorise une halte agréable en pleine nature nordique. Très isolés, nous ne dépasserons pas quelques arpents de rives en guise de visite des lieux, le risque des grizzlis s’intensifie. Nous sommes maintenant en limite du Yukon, dernier territoire canadien avant les immensités de la taïga arctique, des Territoires du Nord-Ouest et de l’Alaska environ milles kilomètre au nord. Seul le passage de quelques jolis papillons nous distrait.
 
                              Ephémère…

 En cours d’après midi, petit à petit, la « 37 » nous approche de Whitehorse, du nom indien « cheval blanc ». Nom donné rapport à l’écume abondante dans les rapides du fleuve Yukon situés en aval de la ville. Ecume qui rappelait la crinière des chevaux blancs.
A noter une ou deux étapes dans des RV Park (parkings équipés autorisés et  privés en bord de route) sans charme. C’est ainsi qu’un soir à la consultation de notre messagerie, j’ouvre un courriel de Suzanne et Charles nos amis québécois et anciens propriétaires de Franky qui m’adressent un avis d’interdiction de circuler! Document officiel  qui fait suite à l’impossibilité de l’administration  québécoise d’encaisser le renouvellement annuel de notre droit de circulation. Notre banquier français nous avait conseillé de rédiger un chèque français en devises canadiennes. Mauvais plan ! Avisés à temps, nous avons dû faire virer la somme chez nos amis canadiens et c’est Suzanne qui dû payer à notre place. Absente quelques jours, le délai dépassé, la sentence arrive sans tarder. Par téléphone et internet, nous engageons le dialogue avec l’administration pour finir par ne plus rien comprendre à l’affaire...
…Suzanne à effectivement réglé…
…Nous comprenons être en retard, une majoration de trente cinq dollars est ajoutée…
 …Admettons...
…Sauf que, un nouveau document nous avise d’un remboursement de l’administration portant sur les trois quarts de la somme…
… « Une histoire de fou ! »…
 …Impossible de joindre Suzanne au téléphone…
… j’en viens à déranger Charles à son bureau de commandement à l’aéroport de Montréal qui prend soins de m’écouter avec attention et s’occuper du problème dans les meilleurs délais, Suzanne étant dans l’avion pour une visite chez sa maman. Bloqués sur un RV Park minable en entrée d’un hameau de quelques tristes bicoques disséminées dans la forêt, un genou à terre, le moral est mis à rude épreuve.
Positivons, dirons nous, en admettant que nous pouvons tenir le siège un moment avec à disposition eau, vidange, électricité et internet à bord. N’est pas mineur à comparer avec la tuile sur la tête de mars 2009 ? (cette sombre affaire de prostate).
 A essayer de comprendre le dossier, les idées les plus folles nous effleurent. Considéré comme chèque non valide, l’auteur du document l’assimile à un chèque sans provision !
Il nous est proposé de venir sur place pour payer en espèces au bureau de Montréal à sept mille kilomètres d’ici !
Autant dire, embarquer à bord d’un coucou à l’aérodrome local pour joindre Montréal via l’aéroport le plus proche. Je ne t’en cause pas l’ambiance !
Il semble que le règlement de Suzanne ne soit pas encore enregistré. Fort de cette supposition, nous passerons l’après midi à passer le temps dans les rues poussiéreuses du lieu sans trop nous éloigner toujours par sécurité vis-à-vis de la faune locale.
Le soir venu un courriel de Charles nous rassure déjà bien. Nous serions  bien en règle. Confirmation à nouveau le lendemain matin de Charles. Sans rien y comprendre, car un chèque de remboursement important nous est parvenu chez nos amis au Québec. Un peu de mal à y croire, mais rassuré, nous pouvons reprendre la route en toute sérénité. Il va sans dire que nous remercions vivement Suzanne et Charles pour leur dévouement et leur gentillesse dans le traitement de cette affaire.
En conclusion, famille, amis ou anonymes qui consultez ce site, si un jour vous croisez des québécois en difficulté sur votre route, merci pour eux d’essayer de leur rendre la pareille, nos cousins le méritent bien. Nous avons retrouvé ici nos anciennes valeurs de vieille France paisible et droite ; hélas un peu désuètes aujourd’hui. Quel dommage !
A noter, sur notre RV Park la présence du même camping car que Franky. Même couleurs, même modèle, même millésime, son frère jumeau.
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